Voyageur, qui es-tu ? Je te vois aller ton chemin, sans sarcasme et sans amour, avec ton regard indéchiffrable ; te voilà humide et triste comme la sonde qui des profonds abîmes remonte inassouvie à la lumière. Qu’es-tu allé chercher là-bas au fond ? Aucun soupir ne gonfle ta poitrine, ta lèvre dissimule son dégoût, ta main ne saisit plus que lentement. Qui es-tu ? Qu’as-tu fait ? Repose-toi ici, ce lieu est hospitalier à tous, délasse-toi. Et qui que tu sois, dis-moi ce qui pourrait te plaire, dis ce qui pourrait servir à ton délassement. Tu n’as qu’à parler ; ce que j’ai, je te l’offre.-Délassement, délassement, ô curieux, qu’as-tu dis ? Donne-moi, je t’en pris, donne-moi…-Quoi donc ? Un masque, un second masque !
24 juin 2012








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toujours plus fort
J’ai rêvé cette nuit quelques sino-amitiés, fugaces certes, mais concrètes.
More enchantment!
saeyo pure poésie lettriste
http://esac-pau.fr/newsletters/2009.11.26_Isidore_Isou/